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FarmBot : le robot jardinier qui fonctionne comme une imprimante 3D

Un portique sur rails, une tête qui se déplace sur trois axes et un potager qui se sème, s'arrose et se désherbe tout seul : voici FarmBot, le robot jardinier open source qui ressemble à une imprimante 3D.

Imagine une imprimante 3D posée sur ton potager. Au lieu de déposer du plastique couche par couche, sa tête plante des graines au millimètre près, arrose chaque plant selon ses besoins et arrache les mauvaises herbes avant qu'elles prennent de la place. C'est exactement l'idée derrière FarmBot, un robot jardinier né en Californie et devenu l'un des projets d'agriculture open source les plus connus au monde.

Pour Écodici, FarmBot est l'exemple parfait de ce que veut dire « IA appliquée à l'agriculture » : une machine qui observe, mesure et agit, pendant que le jardinier garde le contrôle du plan. Voici comment il fonctionne, ce qu'il coûte et ce qu'il faut prévoir avant d'y penser.

Un robot jardinier sur rails, comme une imprimante 3D

FarmBot s'installe sur un bac de culture surélevé. Deux rails en aluminium sont fixés sur les bords du bac, et un portique roule dessus d'un bout à l'autre. Sur ce portique, une tête se déplace de gauche à droite et de haut en bas. Résultat : comme une imprimante 3D ou une fraiseuse numérique, le robot peut atteindre n'importe quel point de ton potager sur trois axes.

Au bout de cette tête, FarmBot change lui-même d'outil selon la tâche : un semoir qui aspire une graine et la dépose au bon endroit, une buse d'arrosage, un outil pour arracher les mauvaises herbes et un capteur qui mesure l'humidité du sol. Une caméra fixée à la tête photographie le potager pour repérer les plants et les intrus. Tout se programme depuis une application web, où tu dessines ton potager en plaçant tes légumes sur une carte.

Vidéo officielle de FarmBot (en anglais) : le Farm Designer, où l'on dessine son potager en glissant les légumes sur une carte, comme dans un jeu vidéo.

Ce que FarmBot fait tout seul

Une fois le plan dessiné, le robot sème chaque légume à l'emplacement prévu et à la bonne profondeur. Il arrose ensuite selon un horaire, ou selon l'humidité qu'il mesure, en donnant à chaque plant sa propre quantité d'eau. C'est là que la précision fait une vraie différence : l'eau va au pied des plants plutôt que sur les allées.

La caméra et le désherbeur s'occupent du reste. En comparant les photos au plan du potager, FarmBot repère les pousses qui ne devraient pas être là et peut les écraser avant qu'elles s'installent. Il ne récolte pas tes légumes, par contre : la cueillette reste ta récompense de fin de saison.

D'une campagne de précommandes à un projet open source

FarmBot n'a pas été lancé sur Kickstarter, comme beaucoup le croient. En juillet 2016, l'équipe a ouvert sa propre campagne de précommandes avec un objectif de 100 000 $ US et a récolté 813 235 $ US en 31 jours, soit plus de huit fois la somme visée. Le projet a ensuite grandi d'une version à l'autre, jusqu'au Genesis v1.8 vendu aujourd'hui.

Sa particularité : tout est ouvert. Les plans de la machine, les logiciels et la documentation sont publics, et n'importe qui peut les étudier, les modifier ou s'en inspirer. L'achat d'un kit officiel finance le développement du projet, mais une école, un laboratoire ou un bricoleur peut aussi partir des plans. C'est d'ailleurs pour ça que FarmBot est très présent dans les écoles et les centres de recherche.

Les modèles et les prix en 2026

Le fabricant propose actuellement deux formats de son modèle phare. Le Genesis v1.8 couvre environ 1,5 m sur 3 m, soit 4,5 m², et il est affiché à 5 995 $ US. Le Genesis XL v1.8 couvre environ 3 m sur 6 m, soit 18 m², et il est affiché à 7 995 $ US. Selon le fabricant, la version XL produit assez de légumes pour une famille de quatre.

Les kits arrivent en bonne partie préassemblés, et le fabricant parle d'une installation en un après-midi sur un bac existant. Les pièces sont en aluminium, en acier inoxydable et en plastique résistant aux UV, pensées pour durer dehors. Garde un détail en tête : les plants doivent rester sous environ 50 cm de hauteur, ce qui exclut les tomates tuteurées et le maïs.

Ce qu'il faut prévoir en plus du robot

Le kit ne comprend ni le bac surélevé ni la terre : chaque installation est différente et le transport du bois et du terreau coûterait trop cher. Il faut donc construire un bac solide aux dimensions du modèle, le remplir, puis y amener un boyau d'arrosage, l'électricité et une connexion Internet pour l'application.

Vidéo officielle de FarmBot (en anglais) : le déballage et l'assemblage complet d'un Genesis v1.7, étape par étape. Le v1.8 s'assemble à peu près de la même façon.

Au Québec, il faut aussi compter avec le taux de change, les taxes et une saison de culture courte. Nous avons fait le calcul complet dans notre article Un FarmBot au Québec : est-ce que ça vaut le coût ?. Et si tu veux automatiser ton potager sans robot, commence par les 5 outils accessibles que nous recommandons.

Sources

Sources officielles et études consultées en octobre 2026.

Questions fréquentes

Est-ce que FarmBot récolte les légumes ?

Non. FarmBot sème, arrose, surveille et désherbe, mais la récolte reste à faire à la main.

Combien coûte un FarmBot ?

Sur le site du fabricant, le Genesis v1.8 est affiché à 5 995 $ US et le Genesis XL v1.8 à 7 995 $ US, sans le bac surélevé ni la terre.

Est-ce que FarmBot est open source ?

Oui. Les plans, les logiciels et la documentation sont publics. L'achat d'un kit finance le développement du projet.

Quelle surface couvre un FarmBot ?

Le Genesis couvre environ 1,5 m sur 3 m (4,5 m²) et le Genesis XL environ 3 m sur 6 m (18 m²), avec des plants d'au plus 50 cm de haut.

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