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Nouvelle carte des zones de rusticité du Canada : ta zone a peut-être changé

Ressources naturelles Canada a refait sa carte des zones de rusticité avec les normales climatiques 1991-2020. Dans bien des régions, la zone a monté d'une demi-zone ou plus. Voici comment la carte est calculée, comment trouver ta zone et ce que ça change (ou pas) quand tu achètes une vivace, un arbre ou un arbuste.

Nouvelle carte des zones de rusticité du Canada : ta zone a peut-être changé

Tu as sans doute déjà retourné une étiquette de vivace en pépinière pour y lire « zone 4 » ou « zone 5 », puis essayé de te rappeler dans quelle zone se trouve ta cour. Mauvaise nouvelle pour ta mémoire, bonne nouvelle pour ton jardin : la réponse a peut-être changé. En juillet 2025, Ressources naturelles Canada (RNCan) a dévoilé une nouvelle version de ses cartes des zones de rusticité, la première mise à jour en plus de dix ans.

On t'explique ce qui a changé, comment la carte canadienne est réellement calculée (ce n'est pas qu'une question de froid), en quoi elle diffère des zones USDA qu'on voit sur bien des étiquettes, comment trouver ta zone en quelques clics, et surtout ce que ça veut dire, concrètement, quand tu choisis une vivace, un arbre ou un arbuste.

Ce qui vient de changer

La nouvelle carte repose sur les moyennes climatiques de 1991 à 2020. Le jeu de données officiel la présente comme la 4e édition de la carte des zones de rusticité des plantes au Canada. La toute première, conçue par Agriculture et Agroalimentaire Canada (AAC) au début des années 1960, s'appuyait sur les années 1930 à 1960. Des mises à jour ont ensuite été produites pour les périodes 1961-1990 et 1981-2010; c'est cette dernière, publiée en 2014, que la plupart des jardiniers avaient encore en tête.

Le travail a été mené par des scientifiques du Service canadien des forêts (RNCan), avec la participation d'Environnement Canada et d'AAC. Selon RNCan, les chercheurs Dan McKenney et John Pedlar coordonnent ces mises à jour depuis une vingtaine d'années. Leurs résultats ont été publiés le 2 juillet 2025 dans la revue scientifique Scientific Reports, et la carte elle-même est maintenant diffusée en données ouvertes par le gouvernement du Canada (fiche publiée en 2026).

Le verdict des chercheurs tient en une phrase : un réchauffement léger, mais réel, dans de nombreuses régions du pays. Dans plusieurs secteurs, la zone a gagné une demi-zone ou plus, et parfois jusqu'à deux zones complètes. L'exemple qu'aime citer RNCan est celui de Yellowknife, passée de la zone 0b à la zone 1b, ce qui pourrait y permettre la croissance d'espèces comme l'amélanchier et le cornouiller stolonifère.

Comment on calcule une zone de rusticité canadienne

Contrairement à ce qu'on pense souvent, la zone canadienne n'est pas une simple température minimale. C'est un indice mis au point dans les années 1960 par les chercheurs Ouellet et Sherk à partir de la survie de 174 plantes et cultivars observés dans 108 lieux du pays. Ils ont relié ces taux de survie à sept variables climatiques par une équation statistique. Les références d'origine portaient surtout sur les arbres et arbustes ornementaux.

L'indice va de 0 à 100. Chaque tranche de 10 points forme une zone, et chaque tranche de 5 points une sous-zone (a ou b). Au Canada, ça donne des zones de 0 à 9 : la zone 0 couvre le Grand Nord, où seules les plantes les plus résistantes survivent, et la zone 9 les coins les plus doux de l'île de Vancouver, où poussent des palmiers et des agrumes.

Variable de l'indice canadienCe qu'elle représente pour tes plantes
Moyenne des températures minimales quotidiennes du mois le plus froidLa rigueur du froid hivernal
Durée de la période sans gel (au-dessus de 0 °C), en joursLa longueur de la saison pour pousser et s'aoûter
Pluie de juin à novembreL'eau disponible en fin de saison
Moyenne des températures maximales quotidiennes du mois le plus chaudLa chaleur de l'été
Facteur hivernal (froid de janvier combiné à la pluie de janvier)Les redoux et la pluie en plein hiver
Épaisseur maximale moyenne de neigeLa couverture isolante au sol
Rafale de vent maximale sur 30 ansL'exposition au vent

Pour la nouvelle édition, les données des stations météo (environ 243 stations pour le vent et jusqu'à 9 272 pour la période sans gel) ont été interpolées sur une grille d'environ 2 km de côté. Petit détail que les chercheurs signalent honnêtement : les données de vent et de pluie de janvier n'étaient pas disponibles pour 1991-2020, alors ils ont repris celles de 1981-2010 pour ces deux variables.

Zones canadiennes ou zones USDA : deux cartes, deux logiques

Sur bien des étiquettes, surtout pour des plantes produites ou sélectionnées aux États-Unis, la zone affichée vient du système du département de l'Agriculture des États-Unis (USDA). Celui-ci ne retient qu'une variable : la température minimale extrême moyenne, c'est-à-dire la moyenne, sur 30 ans, de la journée la plus froide de chaque année. Ses zones font 10 °F de largeur (5,6 °C) et ses demi-zones, 5 °F (2,8 °C). L'USDA a lui aussi mis sa carte à jour en novembre 2023 avec les données 1991-2020.

RNCan calcule les deux systèmes pour le Canada. Le site officiel propose, à côté de la carte canadienne, une série de cartes des zones de températures minimales extrêmes selon l'approche de l'USDA. Les chiffres ne se recoupent pas : la sous-zone canadienne la plus répandue est la 0a, qui couvre environ la moitié du territoire (le Grand Nord), alors que la classe USDA la plus répandue au pays est la zone 2, sur 55 % du territoire. Neuf des 13 zones USDA se retrouvent au Canada.

Zone canadienne (RNCan)Zone USDA (température minimale extrême)
Ce qui est mesuréIndice combinant 7 variables climatiquesUne seule variable : le froid extrême moyen
ÉchelleZones 0 à 9 au Canada, sous-zones a et b13 zones aux États-Unis, dont 9 présentes au Canada
Largeur d'une zone10 points d'indice (5 pour une sous-zone)5,6 °C (2,8 °C pour une demi-zone)
Tient compte de la neige et du ventOuiNon
Période de la carte actuelle1991-20201991-2020 (carte américaine de 2023 et version canadienne de RNCan)

Le réflexe à prendre en magasin : regarde si l'étiquette précise le système utilisé. Si elle ne le dit pas et que la plante vient des États-Unis, il y a de bonnes chances qu'il s'agisse d'une zone USDA. Compare alors avec ta zone USDA, que le site de RNCan fournit aussi. Pour comprendre l'autre moitié de l'équation, la chaleur de l'été, lis notre article sur la différence entre zone de rusticité et zone de chaleur.

Ce que montre la nouvelle carte

Quand on compare la carte 1991-2020 à celle de 1961-1990, presque tout ce qui a bougé a bougé dans le même sens. Parmi les cellules de la grille dont la zone a changé, 99,6 % sont passées à une zone plus chaude. Par rapport à la carte de 2014 (1981-2010), la proportion est de 92 %. Les gains les plus marqués touchent l'Ouest et le Nord-Ouest, surtout le sud et le nord-ouest de la Colombie-Britannique. Quelques reculs d'une demi-zone apparaissent aussi, notamment dans le nord-est de Terre-Neuve, sur la côte ouest de l'île de Vancouver et dans des poches des Prairies.

Qu'est-ce qui pousse les zones vers le haut? Surtout la température. Depuis 1961-1990, trois variables expliquent le changement sur environ 97 % des cellules : le froid du mois le plus froid, la durée de la période sans gel et la chaleur du mois le plus chaud. La neige a joué un rôle plus local, notamment dans le sud de l'Alberta et dans les Prairies.

La version USDA calculée par RNCan raconte une histoire semblable : environ 97 % des cellules qui ont changé depuis 1961-1990 sont plus chaudes, avec des hausses de plus d'une zone et demie par endroits au Yukon et dans les Territoires du Nord-Ouest. Une exception nous concerne directement : le nord du Québec montre un recul persistant d'une demi-zone dans ce système. Les auteurs l'attribuent en partie au très petit nombre de stations météo dans ce territoire, qui rend la carte sensible aux changements du réseau.

Dernier point qui surprend : une zone qui ne bouge pas ne veut pas dire un climat qui ne bouge pas. Comme les zones sont des tranches, un endroit peut se réchauffer sans franchir de seuil. Les chercheurs le soulignent dans leur article : certains changements climatiques ne se traduisent pas par un changement de zone, tout dépend de la position de la valeur d'origine par rapport aux limites.

Les tableaux de RNCan permettent de le voir, puisqu'ils donnent aussi la valeur de l'indice. Un média de Kingston, en Ontario, a relevé par exemple que la ville reste en zone 6a, mais que son indice est passé de 60 à 63; Brockville reste en 5b avec un indice passé de 55 à 59. Ces localités ne changent pas d'étiquette, mais elles se rapprochent de la zone suivante. Regarde donc l'indice de ta municipalité, pas seulement la lettre et le chiffre : un indice proche du haut de ta sous-zone veut dire un climat un peu plus clément que le laisse croire l'étiquette.

Pour situer les extrêmes : la valeur la plus élevée de l'indice au pays atteint 93,5, et la sous-zone la plus rare, la 9a, ne couvre que 0,01 % du territoire, autour de Victoria et de Vancouver.

Et au Québec?

Les documents officiels de RNCan ne donnent qu'un seul exemple québécois dans leur présentation : le parc national des Grands-Jardins, dans Charlevoix, se trouve en zone 4b. Pour le reste, la façon fiable de connaître la zone de ta municipalité est d'aller la lire directement dans les tableaux de RNCan (voir la section suivante).

Le magazine Protégez-Vous a épluché ces tableaux en 2025. Selon sa compilation, la plupart des régions du Québec ont gagné d'une demi-zone à une zone entre 1961-1990 et 1991-2020. Le portrait reste cohérent avec l'article scientifique, qui situe les plus fortes hausses dans l'Ouest et montre des changements plus modestes dans l'Est. Protégez-Vous rapporte aussi que des espèces indigènes plus méridionales, comme le platane, pourraient gagner vers l'est et le nord de la province.

Le même article rappelle que tout n'est pas positif. Moins de neige veut dire moins d'isolation pour les vivaces, certains légumes nordiques supportent mal la chaleur, et des ravageurs et plantes envahissantes progressent aussi. L'article scientifique note de son côté que la culture de la vigne s'étend au Québec, comme en Ontario et dans la vallée de l'Okanagan, signe que les producteurs suivent déjà ces changements de près. L'enjeu économique n'est pas mince : RNCan rappelle, chiffres de Statistique Canada à l'appui, que les serres, le gazon et les pépinières ont généré plus de 4 milliards de dollars de ventes au pays en 2021.

Comment trouver ta zone en ligne

Tout se passe sur le site officiel Rusticité des plantes du Canada (rusticitedesplantes.gc.ca, ou planthardiness.gc.ca en anglais), géré par RNCan. Voici le chemin le plus simple :

  1. Ouvre la section des cartes de zones de rusticité, puis la page Zones de rusticité par municipalité. Cherche ta municipalité dans les tableaux, classés par province.
  2. Note la zone canadienne, et regarde si l'ancienne zone est aussi indiquée. Selon des médias qui les ont consultés, ces tableaux affichent la zone de 1961-1990 à côté de celle de 1991-2020, ce qui permet de voir d'un coup d'œil si ça a bougé.
  3. Si ta municipalité est vaste ou montagneuse, passe par la carte interactive du même site. Tu peux y choisir d'afficher les zones canadiennes ou les zones de températures minimales extrêmes (méthode USDA) et zoomer sur ton secteur.
  4. Autre option : l'Atlas du Canada propose une carte interactive de la 4e édition, avec une version PDF téléchargeable.

Garde en tête que la valeur d'une municipalité est une moyenne sur une grille d'environ 2 km. Les chercheurs préviennent que cette résolution peut être imprécise dans les paysages très variés, comme les montagnes et les côtes. Si tu jardines au fond d'une vallée ou au sommet d'une colline, ta cour peut différer de la zone officielle. On explique pourquoi dans notre article sur les microclimats et la demi-zone que ton terrain peut gagner.

Pour les plus curieux, la carte complète est offerte en données ouvertes (fichiers de formes, services cartographiques, PDF), sous la Licence du gouvernement ouvert du Canada. C'est le genre de donnée qu'une application de jardinage ou un tableur bien monté peut réutiliser.

Ce que ça change pour tes vivaces, tes arbres et tes arbustes

Une zone de rusticité répond à une question précise : est-ce que la plante a de bonnes chances de passer l'hiver chez toi? Voici comment utiliser ta nouvelle zone sans te faire jouer de tour.

Achète selon ta zone, ou plus froid

La règle de base ne change pas : une plante cotée pour ta zone ou pour une zone plus froide est le choix sûr. Si ta zone est passée de 4b à 5a, les vivaces cotées 5 deviennent un choix normal plutôt qu'un pari. Pour les arbres et les arbustes, qui vont vivre des décennies, reste un cran plus prudent : un seul hiver exceptionnel suffit à tuer un arbre planté à la limite de sa zone, et la carte décrit des moyennes, pas les pires années.

Essaie, mais à petite échelle

Une pépiniériste interrogée par Protégez-Vous constate que les plantes autrefois fragiles en hiver le sont moins. Le magazine suggère d'essayer, avec prudence, des végétaux habituellement délicats comme le deutzia, les rosiers hybrides, le buddleia, le cornouiller fleuri, le cerisier japonais ou le métaséquoia. Bonne idée, à condition de traiter ça comme un essai : un ou deux plants, dans ton coin le plus abrité, et des attentes raisonnables.

N'oublie pas les extrêmes

RNCan le répète : une zone plus chaude n'efface pas les gelées tardives, les sécheresses ni les écarts brusques de température. Une floraison hâtive grillée par un gel de mai, ou un arbuste fraîchement planté qui sèche en juillet, ça n'apparaît sur aucune carte. Les zones sont un point de départ, pas une garantie.

Profite de l'automne, et prépare l'hiver

L'automne est une bonne saison pour acheter vivaces et arbustes, souvent soldés en pépinière, et pour planter les bulbes à floraison printanière, rappelle Protégez-Vous. Pour la plantation d'un arbre, notre guide comment planter un arbre détaille les étapes. Et avant les premiers gros gels, notre liste complète pour fermer le potager à l'automne t'aide à ne rien oublier.

Pour les arbres fruitiers, où le choix du cultivar compte énormément, on a consacré un article complet à la question : choisir des arbres fruitiers selon ta nouvelle zone de rusticité.

Les limites de la carte, dites par ses auteurs

Ce qui donne confiance dans cette carte, c'est que ses auteurs en exposent eux-mêmes les faiblesses. En voici l'essentiel :

  • Une grille de 2 km. Assez fine pour une région, trop grossière pour un terrain, surtout en relief accidenté ou près de la côte.
  • Peu de stations dans le Nord. Là où le réseau est clairsemé, comme dans le nord du Québec, la carte est sensible à l'ajout ou au retrait de quelques stations.
  • Un indice mal adapté au très grand froid. Il n'a pas été calibré pour les conditions extrêmes du Grand Nord, où la zone peut ne pas bouger même si le climat se réchauffe.
  • Un regard sur le passé. La carte décrit 1991-2020. Projeter l'indice dans le futur est difficile parce que trois des variables (facteur hivernal, neige, vent) se modélisent mal à l'avance. Si l'indice dépasse un jour 100, il faudra même ajouter des zones ou repenser le système.
  • La chaleur n'est pas cartographiée comme risque. L'indice tient compte de la température maximale du mois le plus chaud, mais pas des canicules. Les chercheurs de RNCan préparent une carte des zones de chaleur.

Combiner la carte avec d'autres outils numériques

La zone de rusticité n'est qu'un des outils du site de RNCan. Le site offre aussi des modèles et des cartes des besoins climatiques de milliers de plantes d'Amérique du Nord, construits à partir d'une base de données d'observations d'espèces, ainsi que des projections du déplacement des enveloppes climatiques de 130 espèces d'arbres. Pour voir où une espèce trouvera son climat dans quelques décennies, lis notre article sur les cartes de répartition des espèces.

Les chercheurs évaluent également un projet avec AAC sur des modèles pour les variétés de pommes, et la carte des zones de chaleur est en préparation. D'ici là, ta zone officielle, ce que tu observes sur ton terrain et quelques outils simples forment une bonne base. Pour aller plus loin côté numérique, notre article sur l'IA et la technologie au potager présente cinq outils accessibles.

Et pour transformer tout ça en plan concret pour la prochaine saison (quoi planter, où, à quel moment), notre guide de planification des cultures dans son jardin au Québec est le bon point de départ. Note ta nouvelle zone en haut de ta feuille de planification : c'est le premier filtre avant tout achat de vivace, d'arbre ou d'arbuste.

Ta liste pour cet automne

  • Vérifie ta zone 1991-2020 dans les tableaux par municipalité de RNCan, et note aussi ta zone USDA.
  • Regarde quel système utilise chaque étiquette avant de comparer.
  • Pour les vivaces, profite d'une zone plus chaude, mais garde les essais limites pour des plantes que tu peux te permettre de perdre.
  • Pour les arbres et les arbustes, reste prudent : ils doivent survivre aux pires hivers, pas aux hivers moyens.
  • Observe ton terrain : neige, vent, creux à gel et murs chauds peuvent te faire gagner ou perdre une demi-zone.

La nouvelle carte confirme ce que bien des jardiniers sentaient déjà : nos hivers ne sont plus tout à fait ceux de nos parents. Elle ne te dira pas quoi planter à ta place, mais elle t'évitera d'acheter à l'aveugle.

Sources

Questions fréquentes

Sur quelles années repose la nouvelle carte des zones de rusticité?

Sur les moyennes climatiques de 1991 à 2020. C'est la 4e édition de la carte canadienne : la première, publiée au début des années 1960, utilisait les données de 1930 à 1960, et les mises à jour suivantes portaient sur 1961-1990 puis 1981-2010.

Est-ce que la zone canadienne et la zone USDA, c'est la même chose?

Non. La zone canadienne combine sept variables climatiques (froid hivernal, période sans gel, pluie, chaleur estivale, neige, vent). La zone USDA ne tient compte que d'une seule : la température minimale extrême moyenne de l'année. Les deux cartes existent pour le Canada et ne donnent pas les mêmes chiffres.

Comment trouver ma zone de rusticité au Québec?

Sur le site Rusticité des plantes du Canada de Ressources naturelles Canada, la section des zones par municipalité donne la zone de ta localité, et une carte interactive permet de zoomer sur ton secteur. L'Atlas du Canada offre aussi une carte interactive de la 4e édition.

Ma zone a monté : est-ce que je peux planter des végétaux d'une zone plus chaude?

Tu peux essayer, mais avec prudence. Les gelées tardives, les sécheresses et les grands froids restent possibles, et la carte ne voit pas les particularités de ton terrain. Garde les essais pour des plantes que tu peux te permettre de perdre et place-les dans tes coins les mieux protégés.

La carte tient-elle compte de la chaleur de l'été?

En partie : l'indice canadien inclut la température maximale moyenne du mois le plus chaud. Mais il ne mesure pas le risque de canicule. Les chercheurs de Ressources naturelles Canada travaillent justement à une carte des zones de chaleur.