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Transport de marchandises durable ou classique : ce qui change vraiment

Tout ce qu'on achète a voyagé, parfois sur des milliers de kilomètres. Le mode de transport change beaucoup son empreinte. Voici ce qui distingue le transport durable du transport classique, et comment tes choix pèsent dans la balance.

Transport de marchandises durable ou classique : ce qui change vraiment

Le transport de marchandises est un rouage invisible de notre quotidien : la nourriture, les vêtements, les appareils et les matériaux arrivent par camion, train, bateau ou avion. Il représente une part importante des émissions de gaz à effet de serre, et le choix du mode de transport fait une énorme différence. Voici ce qui distingue un transport durable d'un transport classique.

Les modes de transport comparés

Pour comparer les modes de transport, on regarde les émissions par tonne de marchandise transportée sur un kilomètre. Les écarts sont considérables : le bateau et le train émettent beaucoup moins que le camion, et l'avion émet de loin le plus, souvent plusieurs dizaines de fois plus que le transport maritime pour la même charge et la même distance.

  • Bateau : très efficace pour les grandes distances, mais lent et dépendant d'un carburant lourd polluant.
  • Train : très efficace sur terre, surtout lorsqu'il est électrifié; limité par le réseau ferroviaire.
  • Camion : souple et rapide, indispensable pour les derniers kilomètres, mais plus émetteur par tonne.
  • Avion : très rapide, réservé aux produits urgents ou périssables de grande valeur, et de loin le plus émetteur.

Ce qu'on appelle le transport durable

Le transport durable cherche à déplacer les marchandises en émettant le moins possible, sans sacrifier la fiabilité. Il repose sur plusieurs leviers : le transfert du camion vers le train et le bateau pour les longues distances, l'optimisation des chargements pour éviter de rouler à vide, les véhicules plus efficaces ou électriques, et la réduction des distances en produisant plus près des consommateurs.

Au Québec, le fleuve Saint-Laurent et le réseau ferroviaire offrent des solutions efficaces pour les marchandises lourdes. Le transport intermodal, qui combine train ou bateau sur la longue distance et camion pour la fin du parcours, permet de tirer profit des forces de chaque mode.

Le défi du dernier kilomètre

La livraison du dernier kilomètre, jusqu'à la porte du client, est souvent la partie la plus coûteuse et la plus polluante par colis. Les camionnettes s'arrêtent souvent, circulent dans la congestion et livrent de petites quantités. La popularité de la livraison express et rapide a accentué le problème.

Des solutions se développent : camionnettes électriques, vélos-cargos dans les centres-villes, points de cueillette et casiers où l'on regroupe plusieurs colis, et centres de distribution urbains qui consolident les livraisons. Ces innovations réduisent les émissions, le bruit et la congestion dans les quartiers.

Ce que ça change pour nos achats

Un produit fabriqué ou cultivé près de chez soi parcourt moins de distance, et souvent par des modes moins émetteurs. Mais la distance n'est pas tout : une tomate importée en bateau peut avoir une empreinte de transport plus faible qu'un produit livré en express par avion. Le mode de transport compte autant que les kilomètres.

Les achats en ligne ont leurs propres enjeux. Une livraison groupée dans un camion bien rempli peut être plus efficace que plusieurs déplacements en voiture vers les magasins. En revanche, les commandes fractionnées, la livraison le lendemain et les retours fréquents multiplient les trajets.

Les chiffres officiels du Québec

Selon l'inventaire officiel publié par le gouvernement du Québec en 2025, le secteur des transports était responsable d'environ 44,8 % des émissions de gaz à effet de serre du Québec en 2023, ce qui en fait de loin le premier secteur émetteur. Le transport routier compte pour la grande majorité de ces émissions. C'est pourquoi chaque déplacement en transport collectif, en covoiturage, à vélo ou à pied, et chaque réduction de la distance parcourue par les marchandises, contribue directement aux efforts de réduction du Québec.

Les gestes qui font une différence

Comme consommateur, tu as plus de pouvoir qu'on le pense sur le transport de tes achats. Regroupe tes commandes en ligne au lieu de commander un article à la fois, choisis la livraison standard plutôt qu'express, et utilise les points de cueillette quand c'est possible. Vérifie bien les tailles et les caractéristiques pour éviter les retours.

Privilégie aussi les produits locaux et de saison, et les entreprises qui optimisent leurs livraisons. Sur le Marché Écodici, tous les produits sont faits au Québec, et plusieurs producteurs offrent la cueillette. Pour aller plus loin, lis pourquoi acheter local.

Sources

Sources officielles et études consultées en octobre 2026.

Questions fréquentes

Quel est le mode de transport de marchandises le moins polluant?

Par tonne transportée sur un kilomètre, le bateau et le train émettent beaucoup moins que le camion, et l'avion émet de loin le plus. Pour les longues distances terrestres, le train est généralement l'option la plus efficace.

La livraison à domicile est-elle mauvaise pour l'environnement?

Ça dépend. Une livraison groupée dans un camion bien rempli peut émettre moins que plusieurs déplacements en voiture vers les magasins. Les livraisons express, les colis à moitié vides et les retours fréquents, eux, augmentent beaucoup l'empreinte.

Comment réduire l'empreinte de mes achats en ligne?

Regroupe tes commandes, choisis la livraison standard plutôt qu'express, privilégie les points de cueillette, évite les retours en choisissant bien la taille, et achète local quand c'est possible.