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Semaine québécoise de réduction des déchets : 7 gestes pour réduire sans te ruiner

La Semaine québécoise de réduction des déchets se tient du 15 au 21 octobre 2026, sous le thème « Je réduis, donc je suis ». On en profite pour faire le tri : voici sept gestes classés selon la hiérarchie des 3RV-E, qui allègent vraiment ta poubelle et, pour la plupart, ton budget.

Semaine québécoise de réduction des déchets : 7 gestes pour réduire sans te ruiner

Réduire ses déchets peut coûter cher, si on commence par acheter des bocaux neufs, une collection de sacs en coton et des pailles en inox. Ça peut aussi faire économiser, si on prend le problème par le bon bout. Toute la différence est dans l'ordre des gestes.

La Semaine québécoise de réduction des déchets (SQRD) se poursuit jusqu'au 21 octobre : le bon moment pour distinguer ce qui allège vraiment ta poubelle de ce qui donne surtout bonne conscience. Voici la SQRD 2026 en bref, puis sept gestes classés selon la hiérarchie des 3RV-E, un tableau pour choisir par où commencer et un défi pour continuer après la semaine.

La SQRD 2026 en bref : dates, thème et activités

La 26e Semaine québécoise de réduction des déchets se tient du 15 au 21 octobre 2026. Coordonnée par Zéro Déchet Québec, elle a pour thème cette année « Je réduis, donc je suis ». L'idée : imaginer une société où réduire à la source serait devenu une seconde nature, et prendre conscience qu'il faut mettre fin à la surconsommation. Autrement dit, la semaine ne parle pas d'abord de mieux trier, mais de produire moins de déchets au départ.

Concrètement, la SQRD publie sur son site la liste de ses événements et de ceux de ses partenaires. Cette liste déborde la semaine officielle : on y trouve des activités jusqu'au 25 octobre. La plupart ont lieu à Montréal, mais pas toutes. Quelques exemples tirés du calendrier, consulté le 18 octobre :

  • En ligne, du 19 au 25 octobre : le défi « Vide ton frigo », une semaine de recettes anti-gaspillage proposée par Vide Mon Frigo.
  • Le 20 octobre : un atelier d'initiation à l'électricité et au dépannage d'appareils à Montréal (20 $), et une conférence-atelier KonMari gratuite pour lutter contre la surconsommation, à Québec.
  • Du 19 au 25 octobre : « Magasine ta solution! », au Lab22, à Gatineau.
  • Le 24 octobre, à Montréal : le 3e Répar-o-thon de Ville en vert dans Villeray–Saint-Michel–Parc-Extension, un café réparation à l'Écoquartier de Saint-Laurent, Répar'action à l'Écoquartier de Mercier–Hochelaga-Maisonneuve et l'échange « Troc tes trucs » du GRAME.

Le site propose aussi l'application Projet Z, qui lance des défis de réduction des déchets, et les Fiches Z, des fiches pédagogiques pour le primaire et le secondaire. Les écoles primaires et secondaires peuvent aussi courir la chance de remporter la Bourse Michel Séguin, d'une valeur de 1 000 $ : il faut décrire un projet réalisé et l'envoyer avant le 5 décembre 2026.

Réduire d'abord : pourquoi l'ordre des 3RV-E change tout

D'abord, l'ampleur du défi. Selon le plus récent bilan de RECYC-QUÉBEC, le Québec a éliminé 6 080 000 tonnes de matières résiduelles en 2023, boues comprises, soit 685 kg par habitant. C'est 5 % de moins par personne qu'en 2021 : ça bouge, mais lentement. Près de 94 % de ces matières prennent le chemin d'un lieu d'enfouissement technique. Les résidus d'origine municipale, qui comprennent nos ordures ménagères, les encombrants et les résidus d'écocentres, représentent 40 % du total éliminé.

Pour faire baisser ces chiffres, le Québec s'appuie sur une hiérarchie appelée 3RV-E. Dans l'ordre : la réduction à la source, le réemploi, le recyclage (qui comprend le traitement biologique des matières organiques), la valorisation, par exemple utiliser un résidu comme combustible, et enfin l'élimination, à réserver au résidu ultime, celui qu'on ne peut traiter d'aucune autre façon. RECYC-QUÉBEC décrit la réduction à la source comme « le premier et le plus important des 3R ». Pour le détail de chaque niveau, lis les 3RV-E expliqués.

Pourquoi l'ordre compte-t-il autant? Parce qu'un déchet bien recyclé reste un déchet : il a fallu le fabriquer, puis il faut le collecter, le trier et le transformer. Un déchet évité, lui, ne demande rien. Ton portefeuille aussi y gagne : trier ne rapporte rien, à part la consigne, alors que ne pas acheter, réparer ou acheter usagé fait économiser. Les sept gestes qui suivent respectent donc la hiérarchie : quatre gestes de réduction à la source, deux de réemploi, puis un dernier pour trier ce qui reste.

Réduire à la source : 4 gestes qui ménagent aussi ton budget

Geste 1 : manger ce que tu achètes

Pourquoi il compte. C'est avec le gaspillage alimentaire que réduire ses déchets et économiser vont le plus clairement de pair. RECYC-QUÉBEC évalue à 1,2 million de tonnes la quantité d'aliments comestibles perdus ou gaspillés au Québec, du champ jusqu'à l'assiette : des aliments qui auraient dû être mangés. À la maison, l'organisme estime qu'une famille gaspille en moyenne 140 kg de nourriture par année, pour une valeur d'environ 1 300 $.

Comment commencer cette semaine. Avant ta prochaine épicerie, ouvre le frigo et planifie quelques repas à partir de ce qui s'y trouve déjà, puis fais ta liste et tiens-t'y. Range à l'avant les aliments à manger en premier. Mets les restes dans des contenants hermétiques en notant la date de cuisson, et congèle ce que tu ne mangeras pas à temps : RECYC-QUÉBEC suggère même de congeler les pâtes en portions individuelles et la pâte de tomates par cuillerées. Vérifie aussi que ton frigo est réglé entre 0 et 4 °C. Les fruits trop mûrs deviennent compote ou smoothie, les légumes fatigués, potage. Et si tu manques d'inspiration, le défi « Vide ton frigo » de la SQRD tombe à point.

Ce que ça change. Moins de restes au bac brun et à la poubelle, et une épicerie qui coûte moins cher, sans rien acheter de nouveau. Pour aller plus loin, notre guide pour éviter le gaspillage alimentaire à la maison détaille chaque étape.

Geste 2 : utiliser ce que tu as déjà (sacs, contenants, tasse, gourde)

Pourquoi il compte. RECYC-QUÉBEC conseille d'éviter les produits jetables, suremballés ou vendus en portions individuelles, et rappelle qu'apporter son propre contenant pour le café du matin est bon pour la planète comme pour le portefeuille. Mais le réutilisable cache un piège : il n'est gagnant que s'il sert longtemps. Selon l'analyse du cycle de vie des sacs d'emplettes réalisée par le CIRAIG pour RECYC-QUÉBEC (2017), un sac réutilisable doit servir de 35 à 75 fois pour faire au moins aussi bien qu'un sac de plastique conventionnel sur le plan environnemental. Pour le sac de coton, l'étude parle de 100 à 2 954 utilisations.

Comment commencer cette semaine. Fais le tour de la maison : tu as sans doute déjà plus de sacs réutilisables qu'il n'en faut. Mets-en quelques-uns près de la porte et dans l'auto. Pour le vrac ou le comptoir de l'épicerie, prends des pots et des contenants que tu as déjà, bien propres, et demande d'abord au commerçant s'il accepte les contenants des clients. Laisse une tasse au bureau et remplis ta gourde au robinet. Aucun de ces gestes ne demande d'achat.

Ce que ça change. Chaque emballage évité, c'est un déchet de moins, souvent quelques dollars de moins dépensés en bouteilles d'eau ou en portions individuelles, et aucun nouvel objet « écolo » à fabriquer.

Geste 3 : acheter moins (attendre, emprunter, louer, refuser)

Pourquoi il compte. C'est le cœur du thème de la SQRD : l'objet qu'on n'achète pas ne deviendra jamais un déchet, et il ne coûte rien. RECYC-QUÉBEC recommande d'évaluer ses besoins avant d'acheter, et d'emprunter ou de louer l'outil ou l'appareil qu'on pense n'utiliser qu'une fois. Pour les vêtements, l'organisme suggère d'attendre avant d'acheter et d'emprunter pour les occasions spéciales.

Comment commencer cette semaine. Choisis un achat que tu avais prévu et repousse-le d'une semaine : s'il te manque encore dans sept jours, il est probablement utile. Avant d'acheter un outil pour un seul projet, demande à tes voisins, à ta famille ou à une bibliothèque d'outils; notre article sur le partage d'objets pour éviter les achats inutiles te dit où chercher. Coupe aussi les tentations à la source : désabonne-toi de quelques infolettres promotionnelles et, comme le suggère RECYC-QUÉBEC, demande à ta municipalité comment ne plus recevoir de courrier publicitaire non sollicité.

Ce que ça change. C'est souvent le geste le plus payant de la liste, parce que l'économie est immédiate et complète : pas de dépense, pas d'emballage, pas d'objet à gérer en fin de vie.

Geste 4 : faire payer une partie de tes réutilisables par ta ville

Pourquoi il compte. Les couches et les produits menstruels jetables reviennent dans la poubelle semaine après semaine, pendant des années. Leurs équivalents lavables demandent un investissement au départ, mais certaines municipalités en remboursent une partie. À Québec, par exemple, un programme de la Ville en place depuis janvier 2024 rembourse 60 % du prix avant taxes :

  • des couches lavables, jusqu'à 200 $ par enfant, pour un achat d'au moins 10 couches complètes et neuves;
  • des produits menstruels durables (coupes et disques, culottes, serviettes et protège-dessous lavables), jusqu'à 100 $.

Le taux grimpe à 75 % si tu achètes chez un commerçant situé dans la ville, mais le maximum reste le même. La demande se fait en ligne auprès du GRAME, qui gère le programme, dans les 180 jours suivant l'achat, avec notamment la facture et une preuve de résidence.

Comment commencer cette semaine. Avant d'acheter, cherche « couches lavables » ou « produits d'hygiène durables » sur le site de ta municipalité ou de ton arrondissement : si un programme existe, ses règles peuvent différer de celles de Québec. Garde toutes tes factures.

Ce que ça change. Des couches et des serviettes jetables de moins chaque semaine, et un équipement réutilisable payé en partie par ta ville.

Réemployer : faire durer ce qui existe déjà

Deuxième marche de la hiérarchie : garder les objets en circulation le plus longtemps possible. Pour RECYC-QUÉBEC, le réemploi est la deuxième voie à privilégier après la réduction à la source, et il prend trois formes : prolonger la vie d'un bien, lui trouver un autre usage ou acheter usagé.

Geste 5 : réparer avant de remplacer (et connaître ta nouvelle garantie)

Pourquoi il compte. Un appareil réparé, c'est un achat évité et un objet de moins à l'écocentre. Et depuis le 5 octobre, la loi te donne un sérieux coup de main : pour les biens neufs achetés ou loués chez un commerçant à compter de cette date, la Loi sur la protection du consommateur prévoit une garantie de bon fonctionnement, gratuite et automatique : pas besoin de la demander. Si le bien cesse de fonctionner ou fonctionne mal pendant la période couverte, calculée à partir de la livraison, le commerçant ou le fabricant doit le faire réparer sans frais, pièces, main-d'œuvre et frais raisonnables d'envoi compris. Les durées, selon l'Office de la protection du consommateur :

  • 6 ans : cuisinière, réfrigérateur, congélateur, climatiseur et thermopompe;
  • 5 ans : laveuse, sécheuse et lave-vaisselle;
  • 4 ans : téléviseur;
  • 3 ans : ordinateur portable ou de bureau, console de jeu vidéo, téléphone cellulaire et tablette électronique.

Elle ne couvre ni une panne causée par un usage abusif ni l'entretien courant, comme le changement d'un filtre. Tu peux t'adresser au commerçant, au fabricant ou aux deux.

Comment commencer cette semaine. Ressors l'objet brisé qui dort au fond d'un placard et donne-lui une deuxième chance. Les cafés réparation sont faits pour ça, et la SQRD annonce trois activités de réparation le 24 octobre à Montréal, en plus de l'atelier de dépannage d'appareils du 20 octobre. Notre guide pour participer à un atelier de réparation collaboratif explique comment ça se passe. Et si tu achètes un appareil neuf, garde la facture et une preuve de la date de livraison, idéalement en version numérique, comme le conseille l'Office.

Ce que ça change. Chaque année de vie gagnée par un appareil retarde un achat et un déchet. Pour un bien neuf admissible, la nouvelle garantie transforme une panne en réparation gratuite plutôt qu'en remplacement.

Geste 6 : acheter usagé, donner, échanger

Pourquoi il compte. Un objet usagé existe déjà : l'acheter évite d'en fabriquer un neuf, et il coûte généralement moins cher. Donner ce qui dort chez toi permet à quelqu'un d'autre de faire la même économie. C'est le réemploi dans sa forme la plus simple.

Comment commencer cette semaine. Pour ton prochain achat (habit de neige pour les enfants, outil, petit meuble), regarde d'abord du côté des friperies, des ressourceries et des petites annonces. Pour les électroménagers, RECYC-QUÉBEC renvoie à une carte interactive de Protégez-Vous qui recense près de 60 magasins d'appareils usagés. Les échanges de vêtements sont, selon l'organisme, une bonne façon de magasiner à petit prix, et le GRAME organise justement un « Troc tes trucs » le 24 octobre à Montréal. Pour connaître les organismes de réemploi près de chez toi, RECYC-QUÉBEC conseille de t'adresser à ta municipalité. Puis fais l'inverse : choisis trois objets qui ne te servent plus, et donne-les ou vends-les.

Ce que ça change. Ce que tu donnes trouve preneur au lieu de finir à l'écocentre. Avant de remplir le coffre de l'auto, lis notre article sur ce qu'on apporte à l'écocentre et comment préparer son voyage : on y fait passer le réemploi en premier.

Recycler ce qui reste, au bon endroit

Geste 7 : trier ce qui reste (consigne, bac, bac brun)

Pourquoi il compte. Même en réduisant, il restera des contenants, des emballages et des restes de table. Les envoyer au bon endroit leur donne une chance d'être recyclés plutôt qu'enfouis. Et ici, un geste te rend de l'argent : la consigne.

La consigne. Depuis le 1er novembre 2023, la consigne est de 10 ¢ par contenant, sauf pour les contenants de verre de 500 ml à 2 L, consignés à 25 ¢, et elle couvre aussi les canettes d'aluminium de 100 ml à 2 L. Depuis le 1er mars 2025, elle s'applique aux autres contenants de plastique de 100 ml à 2 L, comme les bouteilles d'eau et de jus. Le 1er mars 2027, ce sera le tour de tous les autres contenants de boissons prêtes à boire de 100 ml à 2 L, par exemple les bouteilles de vin et de spiritueux et les cartons multicouches de lait ou de jus. Les détaillants de plus de 375 m² doivent reprendre les contenants consignés et rembourser la consigne. Ce qui se rapporte déjà, où et comment : tout est dans notre article sur la consigne élargie.

Le bac. Le bac de récupération accepte les contenants (sauf ceux qui sont consignés), les emballages et les imprimés. Le système de collecte sélective est maintenant administré par Éco Entreprises Québec; ce que ça change pour ton bac est expliqué dans notre article sur la liste unique du bac de recyclage. En cas de doute, RECYC-QUÉBEC recommande son application « Ça va où? », qui t'indique quoi faire avec chaque matière. Pour les bons réflexes, garde sous la main les règles d'or du recyclage.

Le bac brun et l'écocentre. Les restes de table qui échappent au geste 1 vont au bac brun, là où la collecte existe, mais les règles varient beaucoup d'une ville à l'autre : notre article sur ce qu'on peut mettre dans le bac brun compare quatre grandes villes. Et pour ce qui ne va dans aucun bac, l'écocentre prend le relais, à condition d'avoir d'abord pensé au réemploi.

Ce que ça change. Bien trier ne diminue pas ce que tu produis, mais réduit ce qui finit enfoui, et la consigne te rend l'argent payé à l'achat.

Les 7 gestes en un coup d'œil

Voici notre lecture de l'effort, du coût et de l'effet de chaque geste. Ce sont des appréciations, pas des mesures : tout dépend de ton ménage et de ce qui remplit ta poubelle.

GesteNiveau des 3RV-EEffortCoûtEffet
1. Manger ce que tu achètesRéduction à la sourceFaible : un coup d'œil au frigo avant l'épicerieAucun; fait économiserFort : une famille moyenne gaspille 140 kg de nourriture (environ 1 300 $) par année
2. Utiliser ce que tu as déjàRéduction à la source et réemploiFaible : une habitude à prendreAucunMoyen : moins d'emballages jetables, si tes sacs et contenants servent des dizaines de fois
3. Acheter moinsRéduction à la sourceMoyen : changer ses réflexes d'achatAucun; fait économiserFort : chaque achat évité, c'est zéro déchet et zéro dépense
4. Réutilisables subventionnésRéduction à la sourceMoyen : lavage et demande de remboursementInvestissement de départ, en partie remboursé (à Québec, 60 % ou 75 % du prix, jusqu'au plafond)Fort pour les familles avec un bébé
5. RéparerRéemploiMoyen : trouver la pièce ou le réparateurVariable; gratuit sous la garantie de bon fonctionnement pour un bien neuf admissibleFort pour les gros appareils
6. Acheter usagé, donner, échangerRéemploiFaible à moyenMoins cher que le neuf, parfois gratuitMoyen à fort
7. Trier ce qui resteRecyclageFaibleAucun; la consigne rembourse 10 ¢ ou 25 ¢ par contenantNe réduit pas ce que tu produis, mais diminue ce qui est enfoui

Si tu ne devais en choisir qu'un cette semaine, prends le premier : il touche tous les ménages, demande peu d'effort, et l'économie se voit dès la prochaine épicerie.

Ce qui donne surtout bonne conscience

Certains gestes ont l'air verts, mais réduisent peu, ou coûtent cher pour rien. Rien de grave : il suffit de les repérer.

  • Acheter un « kit zéro déchet » neuf. Des bocaux, des pailles en inox et des emballages cirés neufs ont tous demandé des ressources pour être fabriqués. Commence par ce que tu as : un vieux pot de confiture fait aussi bien l'affaire qu'un bocal neuf.
  • Collectionner les sacs réutilisables. L'étude du CIRAIG le montre : un sac réutilisable n'est avantageux que s'il sert des dizaines de fois, et le sac de coton est le plus long à rentabiliser sur le plan environnemental. Même le mince sac de plastique a son utilité : selon la même étude, c'est le sac jetable qui a le moins d'impacts, entre autres parce qu'il est réutilisé comme sac à ordures dans 77,7 % des cas. Son vrai problème, c'est quand il s'envole dans la nature, où il se dégrade très lentement.
  • Mettre au bac « au cas où ». Un objet qui ne fait pas partie de la liste ne devient pas recyclable parce qu'on le dépose dans le bac. Dans le doute, vérifie dans « Ça va où? » plutôt que d'espérer. Nos mythes et réalités du recyclage passent les idées reçues au crible.
  • Viser la perfection dès la première semaine. Zéro sac de plastique et un bocal pour chaque chose d'ici dimanche, c'est la meilleure façon de tout abandonner en novembre. Le thème de la SQRD parle d'une réduction qui devient naturelle : ça se construit une habitude à la fois.

Après la semaine : le défi 30 jours pour en faire des habitudes

Une semaine, c'est court pour changer des réflexes. Pour prendre le relais, on a conçu le défi 30 jours zéro déchet : un petit geste par jour pendant un mois. Plusieurs des sept gestes ci-dessus y reviennent, comme la liste d'épicerie faite à partir du frigo, le repas « vide-frigo » ou, en dernière semaine, réparer, emprunter, acheter usagé et donner.

Le PDF gratuit de 10 pages contient une astuce pour chaque geste, une grille de 30 cases à coller sur le frigo, un tableau pour faire l'inventaire de ta poubelle au jour 1 et au jour 29, et une page de bilan. Cet inventaire est souvent le déclic : comparer les deux journées montre noir sur blanc ce qui a changé. Si toute la maisonnée embarque, notre article sur le défi zéro déchet en famille propose des rôles selon l'âge et des idées pour garder la motivation sans culpabiliser.

Le plus important n'est pas de cocher les 30 cases sans faute, mais de finir le mois avec deux ou trois gestes que tu gardes pour de bon. Choisis-en un cette semaine, pendant que la SQRD bat son plein, et ajoute le suivant quand le premier ne te demande plus d'effort.

Sources

Questions fréquentes

Quand a lieu la Semaine québécoise de réduction des déchets 2026?

Du 15 au 21 octobre 2026. C'est la 26e édition, coordonnée par Zéro Déchet Québec, sous le thème « Je réduis, donc je suis ». Le calendrier publié sur sqrd.org compte aussi des activités jusqu'au 25 octobre, dont des activités de réparation à Montréal et un défi anti-gaspillage en ligne.

Que veut dire 3RV-E?

C'est la hiérarchie qui guide la gestion des matières résiduelles au Québec : réduction à la source, réemploi, recyclage, valorisation et élimination. On privilégie les premiers niveaux, et l'élimination est réservée au résidu ultime, celui qu'on ne peut traiter autrement. RECYC-QUÉBEC présente la réduction à la source comme le plus important des 3R.

Comment réduire ses déchets sans dépenser?

Commence par la réduction à la source : planifier tes repas pour moins gaspiller, utiliser les sacs et contenants que tu as déjà, attendre avant d'acheter, emprunter ou louer. Ces gestes ne coûtent rien et font souvent économiser : selon RECYC-QUÉBEC, une famille gaspille en moyenne 140 kg de nourriture par année, l'équivalent d'environ 1 300 $.

Les sacs réutilisables sont-ils vraiment meilleurs que les sacs de plastique?

Seulement s'ils servent longtemps. Selon l'analyse du cycle de vie réalisée par le CIRAIG pour RECYC-QUÉBEC en 2017, un sac réutilisable doit être utilisé de 35 à 75 fois pour faire au moins aussi bien qu'un sac de plastique conventionnel, et un sac de coton, de 100 à 2 954 fois. Le meilleur sac est donc celui que tu as déjà.

Qu'est-ce que la garantie de bon fonctionnement?

C'est une garantie gratuite et automatique prévue par la Loi sur la protection du consommateur pour les biens neufs achetés ou loués chez un commerçant à compter du 5 octobre 2026 : 6 ans pour un réfrigérateur ou une cuisinière, 5 ans pour une laveuse, 4 ans pour un téléviseur et 3 ans pour un cellulaire ou un ordinateur. Elle couvre les pièces, la main-d'œuvre et les frais raisonnables d'envoi.