Plastique au micro-ondes : ce que dit vraiment Santé Canada sur les bisphénols
Santé Canada juge que l'exposition des Canadiens au bisphénol A est faible et sans risque pour la santé, mais l'Europe a revu son seuil à la baisse de façon spectaculaire et les substituts du BPA sont encore à l'étude. Voici ce qui est prouvé, ce qui est évalué, et les quelques gestes qui réduisent vraiment ton exposition au micro-ondes.

Tu sors le plat de pâtes de la veille, tu l'enfournes au micro-ondes dans son contenant de plastique, et une petite voix te demande si c'est vraiment une bonne idée. Entre les manchettes alarmantes sur le bisphénol A, les étiquettes « sans BPA » partout et les études sur les microplastiques, difficile de savoir quoi penser.
Bonne nouvelle : il existe une position officielle claire au Canada, et elle n'a rien de catastrophiste. Moins bonne nouvelle : la science bouge, l'Europe a pris une direction très différente, et les substituts du BPA restent peu connus. On fait le tri entre ce qui est prouvé, ce qui est encore évalué et les gestes simples qui réduisent ton exposition, sans jeter toute ta vaisselle.
Le BPA, c'est quoi et où le trouve-t-on?
Le bisphénol A (BPA) est une substance chimique industrielle qui sert surtout à fabriquer le polycarbonate (PC), un plastique dur et transparent. On l'utilise aussi dans certaines résines époxydes qui tapissent l'intérieur des boîtes de conserve et des cannettes. Santé Canada en signale la présence possible dans des pichets, de la vaisselle, des bouteilles d'eau réutilisables, des contenants de conservation et les anciens biberons en polycarbonate.
Le BPA n'est pas le seul « bisphénol ». C'est le chef de file d'une grande famille de molécules apparentées, comme le BPS, le BPF ou le BPE, qu'on a souvent utilisées pour le remplacer. On y revient plus bas, parce que c'est là que se trouvent les vraies questions ouvertes.
Comment entre-t-il dans le corps? Selon Santé Canada, la principale voie est l'alimentation : le BPA migre des emballages et des contenants réutilisables en polycarbonate vers les aliments. Le contact de la peau avec le papier thermique, celui des reçus de caisse, des étiquettes de pharmacie ou des cartes d'embarquement, est considéré comme une voie secondaire importante.
Ce que Santé Canada a conclu
La position canadienne repose sur une évaluation des risques réalisée en 2008, à partir des usages et des données disponibles à l'époque. Ses conclusions, toujours reprises sur les pages actuelles du ministère, tiennent en trois points :
- la plupart des Canadiens ont une exposition faible à très faible au BPA, qui ne présente pas de risque pour leur santé;
- l'exposition au BPA provenant des emballages alimentaires ne présente pas de risque pour les Canadiens, y compris les nourrissons;
- pour les nourrissons, l'évaluation relevait tout de même une préoccupation potentielle, qui a justifié des mesures de protection supplémentaires.
Ces mesures sont concrètes. La loi canadienne interdit de fabriquer, d'importer, d'annoncer ou de vendre des biberons en polycarbonate qui contiennent du BPA. Santé Canada a aussi travaillé avec l'industrie pour retirer le BPA des emballages de préparations liquides pour nourrissons vendues au pays. Le BPA est par ailleurs désigné comme substance toxique en vertu de la Loi canadienne sur la protection de l'environnement.
Santé Canada reconnaît enfin que le BPA peut avoir des effets sur le foie et les reins, et des effets potentiels sur la reproduction, le développement, le neurodéveloppement et le comportement. C'est cette nuance qui compte : une substance peut avoir des effets à certaines doses sans que l'exposition réelle de la population atteigne ces doses. C'est exactement ce que l'évaluation canadienne conclut pour la population générale.
Dans ses enquêtes sur les aliments, le ministère ajoute une recommandation discrète mais importante : appliquer le principe ALARA, qui consiste à garder l'exposition « aussi basse que raisonnablement possible ». Autrement dit, pas de risque démontré aux niveaux actuels, mais aucune raison d'en ajouter inutilement.
Le micro-ondes : là où la chaleur change la donne
Au micro-ondes, ce qui compte, c'est la chaleur et le contenant. La chaleur augmente fortement la migration du BPA. Santé Canada le dit clairement à propos des biberons en polycarbonate : il ne faut pas y verser d'eau chaude ou bouillante, justement parce que la chaleur accroît beaucoup le dégagement de BPA. Le ministère conseille plutôt de laisser refroidir l'eau bouillie dans un contenant sans BPA avant de la transvider.
Ses conseils pour le micro-ondes vont dans le même sens :
- utilise uniquement du verre ou du plastique alimentaire étiqueté « micro-ondes »;
- retire les aliments des emballages qui ne sont pas conçus pour le micro-ondes : les plateaux de mousse de polystyrène et certains contenants de plastique peuvent fondre ou se déformer, et libérer des substances chimiques dans les aliments;
- ne réutilise jamais les plateaux de repas surgelés ni les contenants de mets à emporter pour réchauffer;
- couvre avec un couvercle ou une pellicule conçue pour le micro-ondes, sans qu'elle touche aux aliments, et laisse une petite ouverture pour la vapeur;
- écarte les plastiques visiblement endommagés, tachés ou qui dégagent une odeur désagréable.
Et l'usure, alors? On lit souvent qu'un contenant égratigné libère beaucoup plus de BPA. Les données sont moins tranchées qu'on le pense. En 2008, l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) a mesuré le BPA libéré par des biberons en polycarbonate dans du lait et du jus de pomme. Les biberons neufs en libéraient de 0,2 à 1,5 µg par litre, alors que les biberons de verre et les sacs de plastique n'en libéraient pas de quantité détectable. Surprise : les biberons usagés, aux égratignures visibles, n'en libéraient pas davantage que les neufs, et 30 passages au lave-vaisselle n'augmentaient pas la migration. Santé Canada conseille malgré tout de mettre de côté les plastiques endommagés, et c'est un geste raisonnable : un contenant abîmé a fait son temps, quelle qu'en soit la raison.
La même étude de l'INSPQ rappelait un point souvent oublié : la préparation pour nourrissons en conserve était alors une source de BPA égale ou supérieure aux biberons eux-mêmes. Même dans le pire scénario étudié, les auteurs estimaient l'apport environ 10 000 fois inférieur à la dose sans effet nocif observée chez l'animal. Pour le détail des biberons et de la vaisselle des tout-petits aujourd'hui, consulte notre article biberons et vaisselle d'enfant : le BPA est-il encore un risque au Canada?
Ce que les mesures disent de l'exposition des Canadiens
Au lieu de supposer, Santé Canada mesure. Dans l'Enquête canadienne sur les mesures de la santé (ECMS), le BPA est dosé dans l'urine d'un échantillon représentatif de la population depuis 2007. Les résultats montrent une tendance nette à la baisse : la concentration moyenne est passée de 1,2 µg par litre en 2007-2009 à 0,68 µg par litre en 2018-2019, une diminution de 43 %.
Chez les enfants de 3 à 5 ans, la moyenne est passée de 1,4 µg par litre en 2009-2011 à 0,80 µg par litre en 2018-2019. En 2018-2019, les concentrations étaient semblables d'un groupe d'âge à l'autre. Santé Canada souligne une règle d'interprétation essentielle : la présence d'une substance dans ton organisme ne veut pas dire qu'elle aura un effet sur ta santé. L'urine reflète surtout l'exposition récente.
Deux comparaisons aident à situer ces chiffres. Aux États-Unis, la moyenne mesurée dans l'enquête nationale NHANES était plus élevée qu'au Canada, mais elle a baissé de 2,1 µg par litre en 2007-2008 à 1,1 µg par litre en 2015-2016, si bien que l'écart entre les deux pays s'est resserré. Chez les adultes des Premières Nations vivant dans les réserves, une enquête de 2011 a mesuré une moyenne de 1,6 µg par litre, contre 1,2 µg par litre dans la population générale à la même époque. Ces écarts restent modestes, et ils ne disent rien, à eux seuls, d'un effet sur la santé.
Côté aliments, l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA) a analysé 576 produits en conserve vendus au Canada en 2012-2013. Aucun BPA n'a été détecté dans 74,8 % d'entre eux. La teneur la plus élevée, 0,381 ppm, a été mesurée dans du lait de coco, et des concentrations plus élevées revenaient dans les aliments conservés dans le sirop, la sauce tomate et la saumure. Le Bureau d'innocuité des produits chimiques n'a jugé aucun échantillon préoccupant pour la santé.
L'Europe a changé d'avis, et les experts ne s'entendent pas
C'est ici que le portrait se complique. En avril 2023, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a publié une réévaluation du BPA qui a fait grand bruit. Elle a abaissé la dose journalière tolérable (DJT) à 0,2 nanogramme par kilo de poids corporel par jour, soit 20 000 fois moins que la valeur temporaire de 4 microgrammes fixée en 2015. Avec ce nouveau seuil, l'EFSA concluait que les consommateurs européens de tous âges le dépassaient probablement.
La Commission européenne a suivi : le 19 décembre 2024, elle a interdit le BPA dans les matériaux qui entrent en contact avec les aliments, une décision fondée sur cette évaluation. L'EFSA prépare aussi une déclaration sur les données nécessaires pour évaluer d'autres bisphénols jugés dangereux; mise en consultation publique en mars 2026, elle est attendue d'ici janvier 2027.
Mais tous les experts ne sont pas d'accord, loin de là. L'Institut fédéral allemand d'évaluation des risques (BfR) a proposé une DJT de 0,2 microgramme par kilo, soit 1 000 fois plus élevée que celle de l'EFSA. L'Agence européenne des médicaments (EMA) a elle aussi exprimé des réserves sur la méthode. Le comité britannique sur la toxicité (COT) estime que le poids de la preuve ne soutient pas une DJT aussi basse. L'organisme de sécurité alimentaire d'Australie et de Nouvelle-Zélande (FSANZ) juge que l'effet retenu par l'EFSA n'est pas un critère habituel en toxicologie et que sa portée reste incertaine; il considère l'exposition australienne comme faible et peu susceptible de poser un risque.
Et Santé Canada? Les pages du ministère que nous avons consultées ne commentent pas la réévaluation européenne, et sa conclusion de 2008 reste celle qu'il affiche. Il est honnête de le dire : la position canadienne n'a pas changé, mais elle n'a pas non plus été publiquement réexaminée à la lumière de l'avis de 2023. Le ministère précise toutefois qu'il continue de surveiller l'exposition des Canadiens et de suivre les nouvelles recherches.
« Sans BPA » : les substituts qu'on connaît mal
Quand le BPA est tombé en disgrâce, l'industrie l'a souvent remplacé par d'autres bisphénols. Le problème, c'est que ces cousins ont une structure semblable. Santé Canada écrit que les analogues du BPA pourraient avoir des effets sur la santé semblables à ceux du BPA, en raison de leurs structures et propriétés comparables, et qu'on dispose de moins d'information sur les effets du BPE, du BPF et du BPS.
Les mesures canadiennes montrent d'ailleurs des évolutions différentes. Entre 2014 et 2019, la concentration moyenne de BPF dans l'urine a baissé de 37 % et celle de BPE de 28 %, alors que celle de BPS est restée à peu près stable, autour de 0,37 µg par litre. Chez les Inuit du Nunavik, l'enquête de santé Qanuilirpitaa? de 2017 a relevé une moyenne de BPS plus élevée que dans la population canadienne.
Santé Canada a pris le dossier au sérieux, à sa manière : plutôt que d'évaluer les substituts un par un, il a défini un grand groupe de 343 analogues et substances de remplacement du BPA, qui doivent passer par une étape d'« énoncé de problème » afin d'établir les priorités. En novembre 2021, un avis publié dans la Gazette du Canada a obligé l'industrie à fournir des données sur 188 substances : statut commercial, procédés, rejets et usages. Ces renseignements doivent orienter la priorisation, l'évaluation des risques et, au besoin, la gestion des risques. Aucune conclusion n'a encore été publiée.
Retiens donc ceci : une étiquette « sans BPA » est un argument de marketing sur ce que le produit ne contient pas. Elle ne dit rien de ce qui a pris la place du BPA. Ça ne veut pas dire que ces produits sont dangereux, seulement que la question reste ouverte. C'est aussi pour ça que les gestes simples plus bas misent sur le verre et l'acier inoxydable, plutôt que sur un type de plastique précis. Si tu veux décoder les chiffres dans le triangle sous tes contenants, notre article que veulent dire les chiffres dans le triangle sous les contenants fait le tour de la question.
Et les microplastiques au micro-ondes?
Depuis 2023, une autre inquiétude s'est ajoutée : les particules de plastique elles-mêmes. Une équipe de l'Université du Nebraska à Lincoln a publié dans la revue Environmental Science & Technology une étude très médiatisée. Elle a rempli deux contenants pour aliments de bébé en polypropylène et une gourde souple en polyéthylène avec de l'eau ou une solution légèrement acide, puis les a chauffés trois minutes à pleine puissance dans un micro-ondes de 1 000 watts. Dans certains cas, chaque centimètre carré de contenant a libéré plus de deux milliards de nanoplastiques et quatre millions de microplastiques. L'entreposage au réfrigérateur ou à la température ambiante pendant six mois en libérait aussi.
Les chercheurs ont ensuite exposé des cellules rénales embryonnaires en culture aux particules libérées : après deux jours, seulement 23 % des cellules exposées aux plus fortes concentrations avaient survécu. Ça frappe l'imagination, mais il faut lire ce résultat pour ce qu'il est : un essai sur des cellules en laboratoire, pas une observation chez l'humain. Les auteurs reconnaissent eux-mêmes que les effets réels de l'ingestion de micro et nanoplastiques restent incertains.
Du côté des autorités, la prudence domine. L'EFSA indique qu'elle n'a pas encore réalisé d'évaluation complète des risques des micro et nanoplastiques dans les aliments et ne peut donc pas tirer de conclusions sur leurs effets sur la santé. Une revue de littérature qu'elle a publiée en octobre 2025 conclut que les matériaux au contact des aliments peuvent libérer des particules, mais à des niveaux bien inférieurs à ce que suggéraient certaines études antérieures. Son avis scientifique complet est attendu d'ici la fin de 2027. Pour l'état des connaissances, lis notre article microplastiques dans l'alimentation : ce qu'on sait, ce qu'on attend, et pour l'action au quotidien, notre guide pour limiter les microplastiques dans son quotidien.
Prouvé, évalué, inconnu : le tableau
Voici, en un coup d'œil, où en sont les principales affirmations qui circulent.
| Affirmation | Statut | Ce qu'on en sait |
|---|---|---|
| La chaleur augmente la migration du BPA hors du polycarbonate | Établi | Santé Canada le dit pour les biberons et déconseille l'eau chaude ou bouillante dans le polycarbonate. |
| L'exposition des Canadiens au BPA est sans risque pour la santé | Position officielle canadienne (2008) | Exposition faible à très faible selon Santé Canada; en baisse de 43 % dans l'urine entre 2007-2009 et 2018-2019. |
| Les emballages et contenants qui fondent peuvent contaminer les aliments | Établi | Santé Canada déconseille les barquettes de mets à emporter et le polystyrène au micro-ondes. |
| Le BPA est dangereux aux niveaux d'exposition actuels | Controversé | Oui pour l'EFSA (2023); contesté par le BfR, le COT britannique et FSANZ. Santé Canada n'a pas changé sa position. |
| Les substituts « sans BPA » (BPS, BPF) sont sûrs | En évaluation | Effets possiblement semblables au BPA, données limitées; 343 substances à examiner par Santé Canada. |
| Les contenants égratignés libèrent beaucoup plus de BPA | Non démontré | L'INSPQ n'a pas mesuré plus de BPA dans des biberons usés; Santé Canada conseille quand même d'écarter les plastiques endommagés. |
| Le micro-ondes libère des microplastiques nocifs pour la santé | Inconnu | Libération mesurée en laboratoire, effets chez l'humain non établis; avis de l'EFSA attendu d'ici fin 2027. |
Les gestes simples, sans paniquer
Pas besoin de vider tes armoires ce soir. Les gestes qui comptent le plus sont aussi les plus faciles, et ils réduisent à la fois le BPA, ses substituts et les particules de plastique.
- Réchauffe dans le verre ou la céramique. C'est le geste numéro un. Garde tes contenants de plastique pour le transport et le frigo, et transfère la portion dans une assiette ou un plat de verre au moment de la chauffer. Un vieux pot Mason fait très bien l'affaire; notre article sur la réutilisation des bocaux en verre te donne les précautions à prendre.
- Ne passe jamais une barquette de mets à emporter ou un plateau de repas surgelé au micro-ondes une deuxième fois. Ces emballages ne sont pas conçus pour être réutilisés.
- Couvre sans toucher. Une assiette renversée, un couvercle de verre ou une pellicule conçue pour le micro-ondes qui ne touche pas aux aliments, avec une petite ouverture pour la vapeur.
- Pas de liquide bouillant dans le polycarbonate. Si tu as encore une vieille gourde ou un pichet marqués « PC » ou numéro 7, garde-les pour l'eau froide, ou retire-les du service.
- Écarte les plastiques fatigués. Déformés, tachés, qui sentent mauvais : direction le bac de récupération s'ils sont acceptés, sinon les ordures. Pas besoin de remplacer ce qui est en bon état. Pour conserver les aliments, Santé Canada nomme trois options : l'acier inoxydable, le verre et le plastique de qualité alimentaire.
- Varie tes sources plutôt que de traquer une seule molécule. Moins de conserves dans le sirop ou la sauce tomate, plus d'aliments frais ou congelés, et un reçu électronique quand c'est offert : ce sont les deux autres voies d'exposition que Santé Canada documente.
Pour remplacer graduellement tes contenants sans tout jeter d'un coup, suis l'ordre proposé dans notre article remplacer ses contenants de plastique sans tout jeter. Et avant de te tourner vers la vaisselle en « fibre de bambou », souvent présentée comme l'alternative naturelle, lis notre article vaisselle en fibre de bambou : pourquoi l'Europe l'a retirée. Si tu veux aller plus loin que la cuisine, notre plan pour réduire sa consommation de plastique part d'un audit de ta poubelle.
Au fond, le message de Santé Canada se résume bien : aux niveaux actuels, pas de raison de paniquer, mais pas de raison non plus d'ajouter une exposition qu'on peut éviter en dix secondes en sortant une assiette de verre. Le jour où l'évaluation des substituts ou l'avis européen sur les microplastiques changera la donne, on mettra cet article à jour.
Sources
- Le bisphénol A (BPA), Santé Canada, page modifiée en 2018.
- Bisphenol A (BPA) (en anglais), Santé Canada, page modifiée en 2020.
- Conseils de salubrité pour les fours à micro-ondes, Santé Canada, 2018.
- Bisphenol A (BPA) in Canadians (en anglais), Santé Canada, 2023.
- Bisphenol analogues in people living in Canada (en anglais), Santé Canada, 2026.
- Analogues structuraux et substances de remplacement du bisphénol A (BPA), Santé Canada, Plan de gestion des produits chimiques, 2023.
- 2012-2013 Bisphénol A dans les aliments en conserve, Agence canadienne d'inspection des aliments, 2018.
- Étude sur la migration du bisphénol A dans les biberons de polycarbonate, Dumas, St-Laurent, Ayotte et Lefebvre, Bulletin d'information toxicologique, INSPQ, 2008.
- Bisphénol A et autres bisphénols, Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), mis à jour en 2026.
- Bisphenol A (BPA) (en anglais), Food Standards Australia New Zealand, 2025.
- Microplastiques et nanoplastiques dans les aliments, EFSA, 2026.
- Nebraska study finds billions of nanoplastics released when microwaving containers (en anglais), Université du Nebraska à Lincoln, 2023.
Questions fréquentes
Est-ce dangereux de réchauffer mon lunch dans un plat de plastique au micro-ondes?
Santé Canada ne l'interdit pas, mais demande d'utiliser uniquement des contenants conçus pour le micro-ondes. Les barquettes de mets à emporter, les plateaux de repas surgelés et la mousse de polystyrène peuvent fondre ou se déformer et libérer des substances dans les aliments. Le plus simple : transférer la portion dans un plat de verre ou de céramique.
Selon Santé Canada, le BPA des emballages présente-t-il un risque?
Selon son évaluation de 2008, toujours citée sur ses pages, l'exposition au BPA provenant des emballages alimentaires ne présente pas de risque pour la population, nouveau-nés compris. Santé Canada a quand même pris des mesures de précaution pour les bébés et recommande de garder l'exposition aussi basse que raisonnablement possible.
Un contenant « sans BPA » est-il forcément plus sûr?
Pas forcément. Le BPA a souvent été remplacé par d'autres bisphénols, comme le BPS ou le BPF, qui ont une structure semblable. Santé Canada indique qu'on dispose de moins d'information sur leurs effets et les a placés dans un vaste groupe de 343 substances à examiner. « Sans BPA » ne dit rien de ce qui l'a remplacé.
Comment savoir si un vieux contenant contient du BPA?
Regarde le symbole de recyclage : le chiffre 7 peut signaler la présence de BPA, mais la plupart des plastiques numéro 7 n'en contiennent pas. Cherche ensuite la mention « PC » ou « polycarbonate ». Sans elle, le BPA est peu probable. En cas de doute, Santé Canada conseille de joindre le fabricant.
Pourquoi l'Europe a-t-elle interdit le BPA dans les contenants alimentaires et pas le Canada?
En 2023, l'Autorité européenne de sécurité des aliments a fixé une dose journalière tolérable 20 000 fois plus basse qu'avant, et l'Union européenne a interdit le BPA dans les matériaux au contact des aliments en décembre 2024. D'autres organismes, dont l'institut allemand BfR et l'agence d'Australie et de Nouvelle-Zélande, contestent cette conclusion. Santé Canada n'a pas changé sa position publique.


