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Rhume et grippe : les remèdes à base de plantes qui ont des preuves (et les autres)

Dès les premiers éternuements d'octobre, les tablettes se remplissent de sirops de sureau, de gouttes d'échinacée et de tisanes « immunité ». Lesquels ont vraiment été testés, et avec quels résultats? Voici ce que disent les revues Cochrane, Santé Canada et les organismes publics, remède par remède, avec les précautions à connaître, surtout pour les enfants.

Rhume et grippe : les remèdes à base de plantes qui ont des preuves (et les autres)

Chaque automne, c'est la même chose. Les enfants rentrent de la garderie avec le nez qui coule, le bureau se met à tousser, et on cherche ce qui pourrait aider sans courir à la pharmacie pour chaque reniflement. Le réflexe est souvent de se tourner vers les remèdes « de grand-mère » ou les produits naturels : miel, sirop de sureau, échinacée, tisanes, vitamine C.

Certains ont été étudiés sérieusement. D'autres reposent surtout sur la tradition. Et quelques-uns peuvent poser problème si on ne connaît pas les précautions. Ce guide fait le tri, en s'appuyant sur les revues Cochrane, qui rassemblent toutes les études de qualité sur une question, sur Santé Canada et sur le National Center for Complementary and Integrative Health (NCCIH), un organisme public américain.

Cet article est informatif et ne remplace pas l'avis d'un professionnel de la santé.

D'abord : rhume, grippe et quand consulter

Le rhume et la grippe sont deux infections virales des voies respiratoires, mais elles ne se ressemblent pas tout à fait. Selon Québec.ca, la grippe commence souvent par une fièvre soudaine, une toux soudaine, un mal de gorge et une fatigue extrême. Chez les personnes âgées, elle peut se manifester seulement par de la faiblesse ou de la confusion. Le rhume, lui, donne surtout le nez qui coule ou bouché, des éternuements et un mal de gorge, en général sans grosse fièvre.

La plupart des personnes en bonne santé se remettent de la grippe seules, en 5 à 8 jours, selon Québec.ca. Repos, liquides en abondance, et au besoin de l'acétaminophène ou de l'ibuprofène contre la fièvre et la douleur : c'est la base. Aucun remède naturel ne remplace ça.

Il faut consulter si la fièvre persiste, si la respiration devient difficile ou si la peau change de couleur. En cas de doute, le 811, option 1, te met en contact avec une infirmière d'Info-Santé, qui évalue la situation et te dit si tu dois consulter, et quand. En cas d'urgence, c'est le 911.

Et pour la grippe, Québec.ca le dit clairement : la meilleure façon de se protéger des complications, c'est de se faire vacciner. Aucune plante n'a de preuves comparables.

Comment lire le mot « preuves »

Un remède peut avoir l'air prouvé pour plusieurs raisons qui n'ont rien à voir entre elles. Avant de passer aux plantes, voici trois notions qui aident à s'y retrouver.

  • Une revue systématique, comme celles de Cochrane, rassemble tous les essais cliniques de qualité sur une question et en tire une conclusion d'ensemble. Elle donne aussi un niveau de certitude : élevé, modéré, faible ou très faible. Une certitude faible veut dire que le résultat pourrait changer avec de meilleures études.
  • Un usage traditionnel veut dire qu'une plante est utilisée depuis longtemps pour un problème donné. C'est une information réelle, mais ce n'est pas la même chose qu'un essai clinique contre placebo.
  • Une homologation par Santé Canada se reconnaît au numéro NPN sur l'étiquette. Elle peut reposer sur des études cliniques ou sur l'usage traditionnel. Dans ce dernier cas, la monographie du sureau, par exemple, formule l'allégation avec le mot « phytothérapie ». Pour tout comprendre, vois notre article pour lire l'étiquette d'un produit de santé naturel.

Le tableau : remède par remède

RemèdeCe que disent les preuvesPrécaution principale
Miel contre la touxSoulage probablement la toux des enfants mieux qu'aucun traitement ou qu'un placebo (Cochrane 2018, certitude modérée)Jamais avant 1 an : risque de botulisme infantile
Sureau noirPourrait raccourcir le rhume d'environ deux jours, mais peu d'études, certitude faible à très faible (revue de 2021)Baies crues ou pas mûres, feuilles et tiges : toxiques; cuire les baies
ÉchinacéeAucun bénéfice démontré pour traiter un rhume; peut-être un faible effet préventif, d'intérêt clinique douteux (Cochrane 2014)Produits très variables d'une marque à l'autre
Vitamine CNe prévient pas le rhume dans la population générale; prise tous les jours, raccourcit un peu les rhumes (Cochrane 2013)Commencée après les symptômes, pas d'effet constant
Zinc en pastillesPourrait raccourcir le rhume s'il est pris dans les 24 heures suivant les premiers symptômes (NCCIH)Jamais de zinc dans le nez : perte d'odorat signalée
AilPas assez d'essais pour conclure (Cochrane, cité par le NCCIH)Aucune, en cuisine
Tisane de sapin baumierUsage traditionnel cri pour la toux et la congestion; pas d'essais cliniquesBien identifier l'arbre; pas pendant la grossesse ou l'allaitement sans avis
Rinçage nasal salinPourrait soulager les symptômes chez l'enfant et l'adulte (NCCIH)Eau bouillie ou stérile

Ce tableau résume l'état des connaissances au moment d'écrire ces lignes. Les sections qui suivent donnent les détails.

Le miel : le mieux appuyé, mais pas avant 1 an

De tous les remèdes de cuisine, le miel contre la toux est celui qui a le plus de preuves. La revue Cochrane d'Oduwole et de ses collègues, mise à jour en 2018, rassemble 6 essais et 899 enfants de 1 à 18 ans qui toussaient à cause d'une infection respiratoire.

  • Comparé à aucun traitement ou à un placebo, le miel soulage probablement mieux la toux (certitude modérée).
  • Comparé au dextrométhorphane, un ingrédient courant des sirops contre la toux, il aurait un effet semblable (certitude faible).
  • Comparé à la diphénhydramine, un antihistaminique, il serait peut-être meilleur (certitude faible).

Les auteurs précisent que la plupart des enfants n'ont été traités qu'un soir, ce qui limite la portée des résultats. Dans l'essai le plus connu, celui d'Ian Paul en 2007, les enfants recevaient une seule dose 30 minutes avant le coucher, et le miel de sarrasin a amélioré le sommeil des enfants et de leurs parents.

La précaution, elle, ne se discute pas : jamais de miel avant 1 an. Selon Santé Canada, le miel peut contenir des spores de Clostridium botulinum, la bactérie du botulisme infantile. Les bébés n'ont pas encore la flore intestinale qui les protège, et ni la pasteurisation ni la cuisson ne détruisent facilement ces spores. Tout savoir dans notre article sur le miel contre la toux.

Le sureau : une monographie, peu d'essais

Le sirop de sureau est devenu un classique des pharmacies. Santé Canada a publié une monographie du sureau, mise à jour en décembre 2025, qui couvre le sureau noir d'Europe et le sureau du Canada. Elle permet d'homologuer des produits à base de fleurs ou de fruits séchés pour aider à soulager les symptômes du rhume et de la grippe, et la fièvre qui les accompagne, en phytothérapie. Autrement dit, l'allégation repose sur l'usage traditionnel, pas sur des essais cliniques.

Détail intéressant pour les cueilleurs : le sureau du Canada, c'est l'arbuste aux grosses ombelles de baies noires qu'on voit en bordure des fossés et des champs au Québec. Pour les fruits séchés, elle prévoit chez l'adulte de 1,3 à 18 g par jour, et elle ne prévoit aucun usage avant 2 ans.

Du côté des études, la revue systématique de Wieland et de ses collègues, publiée en 2021, n'a trouvé que 5 essais cliniques sur les infections respiratoires virales. Chez les adultes qui ont attrapé un rhume malgré tout, le sureau pourrait raccourcir la maladie d'environ deux jours et la rendre moins intense. Pour la grippe, l'effet sur la durée est très incertain. Les auteurs jugent la certitude des preuves de modérée à très faible, et demandent de plus grandes études.

La sécurité, elle, demande de l'attention. Selon le NCCIH, les baies crues ou pas mûres, les feuilles et les tiges du sureau contiennent des composés qui peuvent causer nausées, vomissements et diarrhée sévère; la cuisson détruit ces composés. Un sirop maison se fait donc toujours avec des baies mûres et bien cuites. Tous les détails dans notre article sur le sirop de sureau.

L'échinacée : beaucoup d'études, peu de résultats

L'échinacée, cette fleur pourpre des plates-bandes, est probablement la plante la plus étudiée contre le rhume. La revue Cochrane de Karsch-Völk et de ses collègues, publiée en 2014, rassemble 24 essais à double insu et 4 631 participants.

Leur conclusion : les produits d'échinacée n'ont pas démontré de bénéfice pour traiter un rhume. Pour la prévention, aucune des 12 comparaisons individuelles n'a trouvé de différence significative; en regroupant les résultats, on observe une réduction du risque relatif de 10 à 20 %, un effet que les auteurs jugent d'une pertinence clinique douteuse. Ils soulignent aussi que les produits testés variaient énormément : espèces différentes, parties de la plante différentes, préparations différentes.

Côté sécurité, les abandons et les effets indésirables n'étaient pas significativement différents entre l'échinacée et le placebo. Les auteurs notent toutefois, dans les essais de prévention, une tendance à plus d'abandons pour effets indésirables chez les personnes qui prenaient de l'échinacée.

En pratique, ça veut dire qu'un pot d'échinacée ne ressemble pas forcément à celui qui a été testé dans une étude. Pour le détail des chiffres, vois notre article sur ce que conclut la revue Cochrane sur l'échinacée.

Les tisanes : du réconfort, et parfois un peu plus

Une tasse chaude fait du bien quand on a mal à la gorge, et boire souvent fait partie des soins de base recommandés par Québec.ca. Une tisane est donc une bonne idée, peu importe la plante. La question est de savoir si la plante elle-même ajoute quelque chose.

Le sapin baumier

Au Québec, la tisane de sapin baumier a une longue histoire. Chez les Cris de la Baie-James, le Conseil cri de la santé et des services sociaux décrit une préparation traditionnelle de branches de sapin bouillies, bue tiède pour aider le sommeil et soulager la toux, le mal de gorge et la congestion. La fiche recommande un maximum de 2 à 3 tasses par jour, et déconseille cette médecine, comme toute autre médecine traditionnelle, pendant la grossesse ou l'allaitement, sauf sur l'avis direct d'un guérisseur traditionnel.

Aucun essai clinique n'a évalué cette tisane contre le rhume. Et il y a une précaution importante : bien identifier l'arbre, pour ne pas le confondre avec l'if du Canada, un arbuste aux aiguilles plates qui est toxique. Tout est expliqué dans notre article sur la tisane de sapin baumier.

Le cynorrhodon

Le fruit de l'églantier est riche en vitamine C quand il est frais, et il fait une tisane acidulée très agréable. Notre recette de tisane de cynorrhodons explique comment la préparer, et notre article sur les cynorrhodons et la vitamine C montre ce qui en reste vraiment dans la tasse.

Les autres : vitamine C, zinc, ail

Ce ne sont pas des plantes au sens strict, mais ils sont sur toutes les tablettes en même temps que le sureau et l'échinacée.

La vitamine C. La revue Cochrane de Harri Hemilä et Elizabeth Chalker, publiée en 2013, rassemble 29 comparaisons et 11 306 participants pour la prévention. Résultat : prise tous les jours, la vitamine C ne réduit pas le nombre de rhumes dans la population générale. L'exception, ce sont les personnes soumises à un effort physique extrême et bref, comme des marathoniens, des skieurs ou des soldats, chez qui le risque est réduit environ de moitié. Prise tous les jours, elle raccourcit les rhumes de 8 % chez l'adulte et de 14 % chez l'enfant. Mais commencée après les premiers symptômes, elle n'a pas d'effet constant.

Le zinc. Selon le NCCIH, les pastilles de zinc pourraient raccourcir le rhume si on commence à les prendre dans les 24 heures suivant les premiers symptômes. Par contre, le zinc administré dans le nez a été associé à une perte de l'odorat, et il ne faut pas l'utiliser.

L'ail. Une revue Cochrane citée par le NCCIH n'a pas trouvé assez d'essais cliniques pour conclure que l'ail prévient ou traite le rhume. Il reste excellent dans une soupe, ce qui n'est déjà pas si mal.

Les probiotiques. On les voit de plus en plus dans les produits « immunité ». Selon le NCCIH, il n'y a pas assez de recherche pour savoir s'ils préviennent le rhume, et leur innocuité à long terme est encore mal connue.

Le rinçage nasal salin : simple, mais avec de la bonne eau

Ce n'est pas une plante, mais c'est l'un des rares remèdes maison qui ont un appui raisonnable. Selon le NCCIH, le rinçage nasal à l'eau salée pourrait soulager les symptômes du rhume chez l'enfant comme chez l'adulte. Il aide à dégager le nez bouché et à évacuer les sécrétions.

La précaution importante concerne l'eau. La Food and Drug Administration (FDA) des États-Unis rappelle que l'eau du robinet n'est pas assez filtrée ni traitée pour être mise dans le nez : des bactéries et des amibes peuvent y survivre et causer des infections graves, quoique rarement mortelles. Il faut utiliser :

  • de l'eau distillée ou stérile;
  • ou de l'eau du robinet bouillie de 3 à 5 minutes, puis refroidie jusqu'à être tiède, conservée dans un contenant propre et fermé, et utilisée dans les 24 heures.

Lave et fais sécher l'appareil entre chaque utilisation. Pour les enfants, la FDA précise que certains peuvent l'utiliser vers l'âge de 2 ans, mais seulement sur la recommandation d'un pédiatre.

Pourquoi tant de remèdes semblent marcher

Si les preuves sont si minces, pourquoi tant de gens jurent-ils que leur sirop ou leur tisane fonctionne? Il y a de bonnes raisons à ça, qui n'ont rien à voir avec de la naïveté.

  • Le rhume guérit tout seul. On prend souvent un remède au pire des symptômes, et on va mieux quelques jours plus tard. C'est ce qui serait arrivé de toute façon, mais on l'attribue au remède.
  • L'effet placebo est réel sur des symptômes comme la toux ou le mal de gorge. C'est d'ailleurs pour ça que les bonnes études comparent un remède à un placebo, et pas seulement à rien du tout.
  • Le chaud et le sucré soulagent. Une boisson chaude apaise la gorge, et le miel enrobe. Ce soulagement est réel, même si la plante dans la tasse n'y est pour rien.

Rien de tout ça n'empêche de prendre une tisane qui fait du bien. Il faut juste éviter de payer cher pour une promesse, ou de retarder une consultation nécessaire parce qu'on attend que le remède fasse effet.

Les enfants : des règles à part

Pour les enfants, il faut être encore plus prudent, avec les produits naturels comme avec les médicaments.

  • Pas de médicaments contre la toux et le rhume avant 6 ans. Santé Canada indique que ces produits en vente libre sont contre-indiqués chez les enfants de moins de 6 ans : peu de données prouvent leur efficacité dans ce groupe d'âge, et des cas de mauvais usage, de surdose et d'effets secondaires graves ont été signalés.
  • Pas de miel avant 1 an, ni de produits qui en contiennent.
  • Un produit de santé naturel, c'est un produit de santé. Santé Canada conseille de consulter un professionnel de la santé avant d'en donner un à un enfant. La monographie du sureau, par exemple, ne prévoit pas d'usage avant 2 ans.
  • Consulter selon l'INSPQ si l'enfant de moins de 3 mois tousse beaucoup, s'il tousse au point de s'étouffer ou de vomir, s'il tousse depuis plus de 10 jours, ou rapidement s'il a de la difficulté à respirer.

Acheter un produit : les bons réflexes

Si tu choisis d'essayer un produit de santé naturel, quelques réflexes simples évitent les mauvaises surprises.

  • Cherche le NPN sur l'étiquette : selon Santé Canada, c'est un numéro de licence de huit chiffres précédé des lettres NPN. Il montre que le produit a été évalué. Pour un remède homéopathique, c'est DIN-HM.
  • Lis les mises en garde : grossesse, allaitement, allergies, durée d'utilisation. Pour le sureau, par exemple, Santé Canada demande de consulter si les symptômes persistent ou s'aggravent.
  • Parle à ton pharmacien si tu prends des médicaments : il peut vérifier les interactions.
  • Méfie-toi des promesses : un produit qui prétend « renforcer l'immunité » ou « guérir la grippe » va plus loin que ce que les études permettent d'affirmer.

En résumé

Contre le rhume et la grippe, le remède naturel le mieux appuyé est aussi le plus simple : une cuillerée de miel le soir contre la toux, à partir de 1 an. Le sureau a une monographie de Santé Canada et quelques études encourageantes, mais de faible certitude. L'échinacée a été beaucoup étudiée, avec peu de résultats. La vitamine C ne prévient pas le rhume chez la plupart des gens. Et les tisanes, de sapin ou d'autre chose, réconfortent et hydratent, ce qui n'est pas rien.

Pour le reste, les vieux conseils tiennent toujours : repos, liquides, lavage des mains, et le vaccin contre la grippe pour éviter les complications. Et quand ça ne va pas, le 811.

Sources

Questions fréquentes

Quel remède naturel contre le rhume a le plus de preuves?

Le miel contre la toux, chez les enfants de plus de 1 an. La revue Cochrane de 2018 conclut qu'il soulage probablement la toux mieux qu'aucun traitement ou qu'un placebo. Pour l'échinacée, le sureau et la vitamine C, les effets sont faibles, incertains ou limités à certains groupes.

Peut-on donner du miel à un bébé qui tousse?

Non, jamais avant 1 an. Selon Santé Canada, le miel peut contenir des spores de la bactérie qui cause le botulisme infantile, et ni la pasteurisation ni la cuisson ne les éliminent facilement. Ça vaut aussi pour les produits qui contiennent du miel.

Le sirop de sureau est-il approuvé par Santé Canada?

Santé Canada a une monographie du sureau qui permet d'homologuer des produits pour aider à soulager les symptômes du rhume et de la grippe, en phytothérapie, c'est-à-dire selon l'usage traditionnel. Un produit homologué porte un NPN sur l'étiquette. Les études cliniques, elles, restent peu nombreuses et de faible certitude.

La vitamine C prévient-elle le rhume?

Pas dans la population générale. La revue Cochrane de 2013 ne trouve aucun effet sur le nombre de rhumes, sauf chez les personnes soumises à un effort physique extrême, comme des marathoniens. Prise tous les jours, elle raccourcit un peu les rhumes; commencée après les premiers symptômes, elle n'a pas d'effet constant.

Quand faut-il consulter pour un rhume ou une grippe?

Selon Québec.ca, si la fièvre persiste, si la respiration devient difficile ou si la peau change de couleur. En cas de doute, appelle Info-Santé au 811, option 1 : une infirmière évalue la situation. En cas d'urgence, compose le 911.